Un exercice guidé pour mobiliser différentes ressources internes : protection, bienveillance, sagesse, soutien et orientation.
L’exercice de l’équipe intérieure utilise la puissance de l’imagerie mentale pour aider la personne à ressentir du soutien, identifier ses ressources et développer une relation plus apaisée avec différentes parties d’elle-même.
Il consiste à imaginer plusieurs figures internes : une version plus accomplie de soi, des gardiens, des présences bienveillantes, des figures de sagesse ou encore des guides spirituels, selon les croyances et les préférences de chacun.
L’objectif n’est pas de créer une fuite dans l’imaginaire, mais de permettre à la personne de retrouver des appuis internes lorsqu’elle se sent seule, vulnérable, confuse ou émotionnellement activée.
Une version de soi plus stable, plus confiante ou plus alignée, qui peut inspirer des choix actuels.
Des figures de protection, réelles ou imaginaires, qui renforcent le sentiment de sécurité.
Des présences qui offrent amour, réconfort, chaleur et soutien sans jugement.
Des figures capables d’apporter recul, clarté, discernement ou conseil intérieur.
Des figures symboliques ou spirituelles, si cela correspond au monde intérieur de la personne.
L’ensemble de ces figures forme une ressource intérieure disponible lorsque la personne en a besoin.
Invitez la personne à imaginer une pièce agréable, stable et suffisamment confortable.
La personne peut inviter différentes versions d’elle-même : le soi passé, le soi enfant, le soi adolescent, le soi futur.
Proposez ensuite d’inviter des figures protectrices, bienveillantes ou sages.
La personne peut soumettre une question, une difficulté ou une décision à cette équipe intérieure.
Encouragez une écoute ouverte, sans chercher à forcer l’accord entre les différentes parties.
Terminez en remerciant les figures présentes et en revenant progressivement au présent.
Cet exercice peut être proposé dans un travail de stabilisation, de renforcement des ressources, d’auto-compassion ou de préparation à un travail plus approfondi. Il peut également être utile lorsque la personne se sent isolée, indécise ou en difficulté pour accéder à ses propres capacités de soutien.
Il est préférable de présenter cette pratique comme une exploration imaginaire souple, et non comme une obligation de visualiser clairement. Certaines personnes ressentent plutôt des impressions, des mots, des sensations ou des idées : cela suffit.
Chez les patients présentant une dissociation importante, l’exercice doit être guidé avec prudence. Il est utile de vérifier régulièrement l’orientation dans le présent, le niveau d’activation émotionnelle et le sentiment de contrôle.
Si la personne se sent envahie, confuse ou trop éloignée du présent, le thérapeute peut interrompre l’imagerie et revenir à des consignes simples : regarder autour de soi, sentir les appuis du corps, nommer les objets présents et reprendre contact avec la pièce.